Millions de pixels, format RAW, post production, le numérique a encastrer  le monde de la photo dans celui de l’informatique. Une situation qui présente des avantages et des inconvénients. Ceux qui vendent de la technologie ont tout intérêt à vous faire accepter qu’elle est incontournable. Sans compter tous ceux qui à tort ou à raison survendent l’aspect technique des choses pour mieux mettre en valeur leurs compétences. C’est de bonne guerre. Ceci étant dit, la photo reste une histoire de sens, de sensation, d’émotion et le perfection technique, celle du fichier n’est pas forcément obligatoire. Les grands maîtres du N&B nous ont séduit avec d’autres moyens. Cette photo de paysage est assez banale, je ne revendique pas un chef d’oeuvre d’autant que toutes les nuances qui font son intérêt risquent d’être broyées par la compression du blog, voire d’être dénaturée par les divers affichages sur les ordinateurs différents. Mais c’est quand même une chouette photo qui traduit un bel instant, une belle lumière qui se déploie en dégradés sur des rochers d’origines volcaniques associée à un ciel qui raconte une histoire, dont les nuages ont de la profondeur. Elle s’affichera mieux sur mon site si le coeur vous en dit de passer y faire un tour. Elle a été faite avec un Canon G10, en mode Programme, et … en JPG. Et oui, on peut encore faire de belles photos en JPG…

Alors sans doute, le format RAW permet plus de souplesse et de rattraper certaines erreurs ou d’obtenir exactement la bonne exposition, même quand on ne l’a pas eu à la prise de vue. J’en discutais pas plus tard que ce matin avec Jean Christophe Courte d’urbanbike. C’est pratique et ca me sert également. Le propos est de dire ici que la photo peut rester simple pour ceux qui le veulent et que dans la course à la technologie, on ne peut que sélectionner que l’essentiel…

Share
Tagged with →