Fin novembre dernier dans le sud de la France. Journée de réglages et de prise de vue pour Shamlor qui partait le soir même pour l’Italie. Dessiné par Axel de Beaufort, Shamlor est un superbe 67 pieds carbone ultra-moderne. Je vous laisse seul juge : 22,40 m de long pour 5,8 m de large. Coque tout carbone, pont en teck, quille pendulaire, mât aile tournant, gréement dormant en carbone, dérive auto-orientable, deux safrans. Eco-responsable, grâce aux hydro-générateurs intégrés issus des dernières technologies pour la production d’énergie en mer. Table à cartes rotative, tirant d’eau raisonnable pour pouvoir évoluer en croisière. L’intérieur est ultra-moderne mais reste dans un esprit d’efficacité pas de luxe inutile. C’est un bateau pour naviguer. Le projet a été géré par Spray Yachting Management. Vous retrouverez sur leur site, le reste des caractéristiques techniques, les photos de la construction ainsi que d’autres photos d’une très belle navigation signées Christophe Launay).
Les photos de cette journée en navigation pendant laquelle nous avons bénéficié d’une belle lumière mais de très peu de vent sont sur mon site :www.thierryserayphotography.com.
Que pourrais-je ajouter. C’est toujours un vrai plaisir d’avoir à photographier ce genre de bateau…. Bravo Axel pour les lignes et merci à Alex et Romain. (Copyright : Thierry Seray/Spary Yachting Management).
Je vous invite à découvrir, surtout si vous êtes un passionné de voile et de très beaux bateaux, Nacira-design le site du cabinet d’architecture d’Axel de Beaufort dont j’ai eu le plaisir de faire la connaissance en novembre dernier lors de la session photo de Shamlor, un magnifique 67 pieds carbone dont je mettrais les photos en ligne prochainement mais que vous pouvez découvrir brièvement sur cette capture d’écran.
Salut à tous. L’actu est un peu light sur Tendance Bleue en ce moment, je manque de temps. Le développement de solutions comme Twitter et Facebook me font aussi réfléchir. Si ça ne remplace pas dans mon esprit un blog, FB notamment, permet de partager très rapidement une vidéo ou une image, de faire un lien en quelques secondes et c’est un atout quand les journées défilent trop vite. Je me permets donc de vous inviter une nouvelle fois à vous connecter à la page Facebook de TB. Elle sera d’ailleurs prochainement intégrée grâce à un plug in dans le blog.
Ce blog étant lu aussi bien par les passionnés que par les professionnels de l’image ou des médias, j’en profite pour signaler ici que pas mal de petites détails ont été modifiés sur mon site www.thierryseray.com : nouvelle typo, mise en page optimisée, nouveaux liens, nouvelle galerie noir et blanc et intégration du Twitter de Tendance Bleue et de la page Facebook de Tendance Bleue.
A l’heure où la présence sur le web revêt une importance toute particulière, ce site a justement vocation d’être un portail qui m’offre d’autres possibilités que la banque d’images www.thierryserayphotography.com sur Photoshelter. Il est construit comme un blog, vous pouvez y laisser des commentaires (livre d’or … ?) mais Tendance Bleue reste mon blog.
Article initialement publié en avril 2011 et modifié aujourd’hui.
Steven J. Sasson est un ingénieur en électrotechnique américain, né en 1950 dans le borough de Brooklyn à New York. Il est recruté par Eastman Kodak en 1973 et travaille dans un laboratoire de recherche appliquée de la firme.
« L’ingénieur nous dit Wikipedia est chargé de concevoir un appareil photographique utilisant des capteurs CCD (Charge-Coupled Device, ou dispositif à transfert de charge). En 1972, la société Texas Instruments avait conçu un appareil photo électronique sans film dont les circuits traitaient l’image de manière analogique. Pour créer un prototype d’appareil numérique, Sasson intégre plusieurs technologies existantes : un convertisseur analogique-numérique de Motorola, un objectif photographique Kodak et un capteur CCD développé par Fairchild Semiconductor. Le prototype, pesant 3,6 kg, est utilisé en décembre 1975 pour prendre la première photographie numérique, un portrait en noir et blanc, et d’une définition de 100 pixels x 100 pixels. L’enregistrement de la photo, sur le support d’une banque magnétique, dure 23 secondes. L’image est ensuite lue, à la même vitesse, et est affichée sur un écran de télévision. La première photographie représente une assistante du laboratoire 2,3. » Par contre sur le bog Eastamn Kodak, on nous dit que Jason était à la retraite quand il conçoit ‘appareil mais cette interview de Jason semble donner raison à Wikipedia
En 2001, la source est toujours Wikipedia, la firme Eastman Kodak lui décerne un Eastman Award. En 2007, Steven Sasson est récompensé par la Photographic Manufacturers and Distributors Association (PMDA) et est intégré au Consumer Electronics Hall of Fame1. L’année suivante, l’ingénieur reçoit le Prix culturel de la Société allemande de photographie. En 2009, le magazine The Economist lui attribue le prix de l’innovation dans le domaine des produits de grande consommation5 et l’université de Rochester lui remet un doctorat honoraire4. En 2010, le président Barack Obama lui décerne la médaille nationale de la technologie et de l’innovation (National Medal of Technology and Innovation).
Le 19 janvier 2012, la société Eastman Kodak se déclare en faillite. lemonde.fr écrit ceci entre autres : « La chute de Kodak a déjà touché la ville de Rochester, dans l’Etat de New York, où le groupe a son siège. A l’époque de sa splendeur, Kodak y employait plus de 60 000 personnes. Aujourd’hui, les salariés ne sont plus que 7 000. Kodak est conseillé par la banque d’affaires Lazard dans la recherche d’un acquéreur pour ses 1 100 brevets numériques. La société est également aidée par la firme spécialisée en restructuration FTI Consulting, dont le vice-président, Dominic DiNapoli, a été nommé directeur de la restructuration de Kodak. »
La voile et la mer en Noir & Blanc-Black and White Yachting – Images by Thierry Seray
Tout a été dit ou presque sur la photo en noir et blanc. L’arrivée du numérique n’a pas tué loin s’en faut cet « art premier » de la photographie, puisque la technologie nous permet aujourd’hui d’interpréter ou de ré-interpréter nos photos, devant ainsi véritablement des auteurs. Le N&B nous permet de « relire » nos disques durs à la recherche d’images récentes ou non, à la recherche de ces images que l’on sentait confusément capables d’avoir une autre vie, ce qui est loin d’être le cas de toutes.
En Noir & Blanc, une photo n’a plus le même rapport au temps. Si sa composition ou ce qu’elle véhicule est en adéquation, d’un seul coup, elle n’est plus datée.
PS: en exportant ce diaporama de mon site www.thierryserayphotography.com, la marque du copyright apparait en assez grand dans l’image, j’en conviens aisément. Je vous invite à aller sur le site, voir les photo une par une en plus grand. Vous pouvez également lancer le slideshow qui apparait en plus grand, le watermark est alors moins présent.
C’est une exigence de grande qualité qui a présidé à l’ouverture de cette boutique de tirages d’art dont l’offre se développera dans les semaines qui viennent. Si une grande partie des images de ma photothèque est d’ores et déjà disponibles pour des tirages traditionnels à partir de 30 x 45 et jusqu’en très grand format, je souhaitais présenter une offre limitée à mes plus belles photographies tirées sur les meilleurs papiers. LIRE LA SUITE Tirages d’art : « Coup de mistral » en Digigraphie. Série limitée. 25 exemplaires
Cette image d’archives, développée en N&B, a été mis en ligne sur ce blog juste cet été, le 6 juillet pour être précis. Je prépare sa version en Digigraphie…
Projets en cours, suites du salon nautique, rendez-vous, articles à écrire, freeride dans les collines provençales, apéros avec les potes, grosse envie de prendre un peu de temps pour ne rien faire d’autre que lire, penser ou simplement glander (ne nous interdisons pas le mode végétatif..)….jour de l’an à venir et posts qui ne s’écrivent pas tous seuls… bref Tendance Bleue (dont les statistiques ont doublé cette année…) est un un peu en mode Stop & Go en ce moment.
Ce qui ne veut pas dire qu’un bon billet ne puisse pas sortir de façon impromptue comme un diable de sa boite, mais je vous invite à me suivre sur la page Facebook du blog(et n’hésitez pas à cliquer sur J’aime) et sur le compte twitter de TB sur lesquels il m’est plus facile de mettre en ligne en quelques secondes une vidéo, un lien ou une remarque rapide.
Si on ne se croise pas sur le net d’ici là, je vous souhaite tous de bonnes fêtes de fin d’année. Que le vent vous porte.
Qu’est-ce qu’un bon film ? Une suite de belles images ? C’est une composante, certes. Un film qui fasse rêver ? C’est important. Un film qui sans en avoir l’air véhicule un message ou transmet à merveille les valeurs d’un sport ? On s’en rapproche.
Ca tient en fait à plusieurs choses. Hannah Whiteley est plutôt jolie, ça ne vous aura pas échapper. Elle a un gros niveau, vous l’aurez remarqué aussi. Mais ce film qui prévilégie un montage en slow motion donne une image très cool, très positive, très « libre » du freestyle, là où les images de compétition et leur montages cyclothymiques accentuent l’effet répétitif et finalement, à quelques exceptions près, gavent beaucpu d’entre nous.
Hannah Whitely n’a pas non plus le physique d’une lanceuse de marteau tout droit arrivée du bloc de l’Est, ça participe à l’affaire. Avec elle, le freestyle devient un truc léger, presque accessible. Il y a aussi cette image où elle est allongée sur la plage. L’aile juste posée sous le vent. Un publicitaire aurait voulu nous traduire le coté accessible, libre et sécurisant du kitesurf, il n’aurait pas pu faire mieux.
Avec ce film avec Hannah Whiteley, Wainman Hawaii nous envoie un fabuleux message. Le kitesurf est un des plus beaux cadeaux du monde, c’est cool et engagé à la fois, doux et corsé, on joue avec le vent, sur l’eau et sous le soleil, c’est une pratique libre, les filles ont font partie intégrante, il n’y a pas de chrono, pas forcément de record, c’est le freestyle au sens stricte du terme.
Archives Tendance Bleue. Billet initialement publié en mars 2010. J’ai simplement changé le titre. On me reparle régulièrement de ce film que j’ai simplement relayé. Hier encore, quelqu’un en cherchait le lien sur le forum de flysurf.com, où j’avais également chroniqué ce film.
Leçon de vie et belle parenthèse sur la vidéo aussi. L’essentiel étant bien comme en photo d’avoir quelque chose à raconter. Birthright est un vidéo poignante sur un sujet délicat mais qui nous concerne. La passion de l’océan, l’amour du surf, la liberté et la volonté. Le parti pris du noir et blanc, la beauté des plans, le choix du point de vue, le cadrage au raz du sol de l’autre coté de la camionnette est osé car si l’axe met bien en exergue la dureté de la situation, il n’épargne rien à Michael qui rampe au sens strict du terme pour réussir mettre sa combinaison, mais ce faisant il montre cette sorte de montagne que déplace notre homme pour parvenir à ses fins, beaucoup d’éléments font de ce film un moment difficile, intense et beau à la fois. De quoi aussi relativiser beaucoup d’autres choses.
Tendance Bleue est un blog qui parle de la mer au travers de la photo et inversement. La baseline n’a pas changé même si la ligne éditoriale a évolué au fil du temps. On parle ici de vent et de vagues, de lumières, de couleurs, de lignes de forces, de composition aussi.
Alors pour cette année 2012, je vous souhaite à tous de belles scènes à vous mettre sous l’objectifs, des lumières surprenantes, des ombres suggestives, des coups de mistral et des tempêtes bretonnes. Si vous avez la chance de naviguez aussi, des belles conditions, des vents porteurs, de belles courbes, de beaux appuis, des sensations inoubliables. Que vous soyez un adaptes du bon vieux 470, équipiers en multicoques de courses, kiteboarder fan de surf strapless, heureux possesseurs d’un Hackercraft ou d’un pointu, windsurfer ou bodysurfer.
Soyez heureux, en mer et ailleurs. Profitez de la vie, il n’y a pas de temps à perdre..
« La vraie famille de l’homme, ce sont ses idées, et la matière et l’énergie qui leur servent de support et les transportent… » Henri Laborit justement.
Bon, 21 décembre au soir, j’éteins l’ordi et je prends un peu de distance. Je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de fin d’année.
Archives Tendance Bleue : billet initialement publié le 13 octobre 2008
J’ai quelquefois l’envie de descendre dans les archives de tendancebleue, histoire de montrer à ceux qui ont découvert ce blog il y a peu, qu’ici sont abordés beaucoup de sujets liés à la culture maritime au sens large du terme. Ce billet concernant Anita Conti figure parmi ceux qui me tiennent à coeur. On peut aimer le surf hardcore, les vagues mais aussi être sensible aux voiliers de tradition et à l’histoire de ceux pour qui la mer aura tout représenter. Anita Conti est un grande dame de la mer et de la photo. Je me suis dit le 11 décembre 2006, date à laquelle cette note avait été publié, que c’était l’occasion idéale de vous parler de cette femme qui a voué sa vie à l’océan, dont les photos sont autant de trésors et qui dès 1935 se souciait d’environnement. Sur le net, j’ai trouvé un portrait et sa page sur le site de l’Agence Vu.
» Je ne suis, disait-elle, qu’une créature solide à travers le vent. «
Archives Tendance Bleue. Billet initialement publié le 10 mars 2007
Le Monde 2 de ce week-end (…) propose un sujet complet sur Eugène Atget, photographe français quasiment inconnu ici alors qu’il est une référence aux Etats-Unis. J’ai découvert le travail d’Eugène Atget l’année dernière lorsqu’à Noël un ami m’a offert un livre de photo (collection Phaidon) et qui m’a également fait connaitre les images de Jacob Riis dont j’ai parlé ici
Atget a photographié le tout Paris entre 1888 et 1925. Il est considéré comme une génie de la photo par les américains et comme l’inspirateur de la génération qui va suivre. Le sujet du Monde que je commence à peine à lire est superbe et très documenté. Si vous lisez cette note aujourd’hui samedi 10, allez vite au kiosque le plus proche. Vous trouverez également beaucoup d’images d’Atget sur le site de la George Eastman House bien que les scans soient de très mauvaise qualité (quasiment pas retravaillés);
Archives Tendance Bleue : billet initialement publié le 29 mars 2007
C’est un ancien art oriental. « Gyo » veut dire poisson et « taku » empreinte, trace. Un art japonais original qui consiste à reproduire l’image d’un poisson par empreinte sur papier ou sur soie. Le Gyotaku reste un art marginal pratiqué en petit comité et ne connaît qu’une diffusion restreinte. C’est lors d’un voyage à Maui (Hawaii) que j’ai appris l’existence du Gyotaku, il y a une bonne dizaine d’années. Nous avions loué avec quelques potes un cottage qui donnait sur les champs d’ananas et le Pacifique. Une sorte de rêve. La journée on naviguait et on photographiait, le soir on buvait de la bière en se disant que la vie était belle. Le couple d’américains qui louaientt ce cottage juste à coté de chez eux étaient Carrie et Kalani Lickle. Leur passion et leur job était de réaliser des Gyotaku mais à l’époque (je regrette..), je n’y avais pas été réceptif.
J’ai redécouvert par hasard le site de Kalani, Gyotaku Maui, que je vous invite à visiter et dont sont extraites ces photos. Un Gyotaku est une pièce d’art très jolie. C’est aussi un exemple supplémentaire de la place de l’océan dans l’histoire de l’humanité et des arts. Un exemple de plus de la richesse de la passion des hommes pour la mer et sur la façon dont elle s’exprime parfois. A la base le Gyotaku était un moyen pour les pêcheurs de garder une trace de leurs prises les plus emblématiques. Sur le plan personnel, le Gyotaku est une des choses que j’ai découverte au travers de mes voyages et qui appartiennent aujourd’hui à cette culture globale de la mer que j’essaye de relayer dans Tendance Bleue.
Je ne suis pas tout à fait journaliste par hasard, j’ai du dépenser le PIB de la France dans les kiosques depuis que je suis en âge d’aller tout seul au « marchand de journaux » du coin de la rue. Fan de sport auto, je lisais Echappement à 10 ans, Sport Auto et Virage Auto à 11 ans, Auto Hebdo un peu plus tard et j’ai attaqué Moto-revue et Moto-Journal dans la foulée (j’achetais les deux chaque semaine). Moto-verte a capté ensuite mon attention. Dès le numéro 1. Vous en conclurez que j’aimais les sports mécaniques ce n’est pas faux, que j’étais dévoré par la passion des deux roues, je ne peux pas vous contredire mais je suis rendu compte beaucoup plus tard que j’étais surtout fan des magazines, de cet objet beaucoup moins cher qu’un billet ou d’avion mais qui vous emmène néanmoins à l’autre bout du monde. Quelques printemps après, je suis tombé sur les premiers Wind racontant les débuts du funboard, j’ai découvert aussi la bible, Surfer Magazine qui valait à lui seul tous les tours du monde virtuel. C’est peut-être là que j’ai commencé à apprendre la photo avant même d’avoir touché mon premier appareil. LIRE LA SUITE La presse et le mythe de la nouvelle formule
Archives Tendance Bleue. Billet initialement publié le 5 mars 2007
C’est une photo. Une photo de bord de mer. C’est aussi une carte postale écrite et postée à Nice, le 30 septembre 1916 et adressée à l’adjudant Seray du 58 éme alpin de l’armée d’Orient, secteur S02. Un jeune homme d’une génération qui n’aura pas eu de chance, broyée qu’elle fût par la mécanique impitoyable de la grande guerre. Sur la carte éditée par les éditions Baylone, frères est indiquée : Nice, vue générale de la Jetée Promenade.
L’endroit a beaucoup changé… La photo est une trace du passé. Le monde alors avait un autre visage.
Archives Tendance Bleue. Robby Naish était de passage au salon nautique cette année, une bonne opportunité pour remettre ce sujet en ligne. C’est sans doute un des articles de Tendance Bleue dont on m’a le plus parlé. Sans doute un des sujets que j’ai pris le plus de plaisir à écrire. Jeter un coup d’oeil dans le rétro n’empêche pas d’aller de l’avant…
Ne vous voilez pas la face, vous avez 40 ans passé, voire même bien pire. Telle Bernadette Soubirou devant la vierge, vous avez vu au tout début des années 80, le paradis dans le funboard, au travers des premières images de planche à voile dans la vagues d’Hawaii. A l’époque, vos neurones ont fondu et vous avez plongé grave. Vous avez connu toutes les joies et les délires propres aux pionniers : les grandes planches, les mêmes raccourcies à la scie, les straps en tuyau d’arrosage, les dérives reculées, les premiers customs, les sinkers, Naish, Honscheid et les autres sur papier glacé (Hervé Haus magnifiant tout ça dans Wind à la perfection) Thiémé à l’Almanarre, les ailerons en fibre, l’apparition des voiles rotatives, l’arrivée du camber, les joies fulgurantes du speed, encore et toujours la vitrine hawaïenne. Le premier loop, Robby toujours mais aussi Cabrinha, La Torche, les planches étroites, les fat head, les full batten, les no nose, le convertible, les planches de vagues radicales, le freeride, les planches larges et j’en passe. Vous avez passé des heures heureux au planning, des jours entiers à travailler le power-jibe ou le bottom, et autant de lunes à parler du double concave avec les plats latéraux. Vous avez carbonisé un temps infini en bagnole à chercher le spot parfait et gaspillé une partie de votre vie à attendre le vent. Car hélas, un deal quasiment faustien se cachait là : en dessous de 20 noeuds, il n’y avait point de salut. C’était effectivement génial d’avoir le même matos que Robby mais quand on habite à Chatoux et qu’on a que le week-end pour naviguer, ça finit fatalement par coincer. Quand l’hawaiien naviguait dans les vagues de Maui, en short, vous vous geliez les burnes en Bretagne, sous la grêle, avec la combi et les mouffles. Pas de justice. LIRE LA SUITE Robby Naish et la légende du windsurf
Archives Tendance Bleue. Le long texte qui suit a été initialement publié dans Planche Magazine en août 1994. Un bail., mais j’ai pensé que ça avait un coté sympa de le mettre en ligne. J’avais proposé à l’époque une saga des grandes marques de surfwear et nous avions débuté par celle de Quiksilver. Alors que le net, n’était que balbutiant, j’avais réalisé les interviews de John Law et d’ Alan Green par… fax. Merci encore à eux, d’avoir à l’époque pris le temps de répondre du fin fond de l’australie. Je pense que ce ne serait plus possible aujourd’hui. Je ne me souviens plus des détails mais Jeff Hakman alors en France n’était pas joignable quand nous avons voulu intégrer son point de vue mais nous avions extraits ses propos de plusieurs autres sources. J’ai apporté quelques modifications dans la dernière partie du texte mais il faut remettre ce papier dans le contexte des années 90. Quiksilver était devenue une grande marque, mais n’était pas encore la major compagnie d’aujourd’hui.
Un monde en mouvement Jimi Hendrix électrifie l’hymne américain, Andy Wharol ouvre de nouvelles portes et l’amour, la tolérance, le rock, la révolte et le voyage sont les valeurs montantes. Nous sommes à la fin des années 60 et résonnent alors des mots comme Katmandou, île de Wight, Woodstock ou le psychédélisme. Aux quatres coins du monde, une génération avide de sensations, à la recherche d’une nouvelle identité et une façon de vivre plus juste, explose. Autant dire que le surf qui catalyse une partie de ces valeurs est en phase avec son époque. Cette fois les repères ont pour nom Uluwatu, Pile Line, Ala Moana, ou en France Guéthary. A Hawaii, Gerry Lopez , Larry Bertelman et Button Kaluhiokalani donnent une nouvelle dimension à cette confrontation avec les vagues en important des mouvement du skate, à l’heure où Endless Summmer de Brice Brown attise les vocations de ceux qui se sentent de taille à rebondir d’un continent à l’autre à la recherche d’un peu d’absolu. LIRE LA SUITE Deux potes bricolent des shorts et inventent Quiksilver
Commentaires récents