Le propre des grands journaux est d’offrir a leurs lecteurs un contenu diversifié et d’aborder certains sujets sous un angle particulier. Ainsi, le très vénérable New York Times revient sur le passage de la barrière des 50 noeuds – que Sébastien Cattelan a été le premier à réaliser – et sur la gestion de cet événement par les instances internationales que sont l’ISAF et le WSSRC. Une gestion que l’on peut après coup trouver surprenante, en tout cas les arguments de Jérôme Pels laissent rêveur. Not So Fast : A Dispute Takes Down a Sailing Record, tel est le titre de l’article.

Je vous laisse avec les dernières lignes du sujet que l’on doit à Paul Larsen (uniquement les dernières lignes on se comprend bien), skipper de Sail Rocket actuellement en tentative officielle et en lice pour le record : « All my life I have dreamed of being No. 1, the fastest in my chosen field,” Larsen said in an e-mail message from Namibia. “There is no way I would take it on a technicality. It has to be undisputed. It has to be outright.”

J’avoue que ces altermoiements à propos du record en kite me
gâche un peu le plaisir mais bon. Je crois que j’ai du l’écrire
ailleurs, c’est un conflit de génération. En procédant par parabole, on
se dira qu’à une époque les gens de chez Phonogram et les passionnés de
grandes musiques ont eu du mal à accepter le fait que Led Zepellin ou
les Rolling Stones faisaient aussi de la musique. D’ailleurs ils
avaient également éprouvé quelques difficultés à assimiler le jazz et
on sait ce qu’il est advenu. Bref,
le monsieur de l’ISAF qui se pose des questions métaphysiques sur le
fait que la voile et la coque sont désolidarisées me fait un peu de
peine. A la montagne, je suppose qu’il skie encore sur des douves de
tonneau et qu’à la ville, il se balade en calèche.

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