L’actualité de la vitesse s’emballe. Après le record réalisé par Sebastien Cattelan qui a prouvé que pour les kiteboarders, les 50 noeuds n’étaient pas un mur, le festin des fauves du speed ne fait que commencer. Le verrou spychologique a sauté, tout le monde est à table et chacun y va de son morceau de bidoche. Le dernier coup de croc date de samedi. Alex Caizergues qu’on attendait à pareil fête, s’empare du nouveau classement avec un run à 50,57 nds. On devine qu’il est un cours d’homologation mais ce n’est donc pas encore officiel. Les kiteboarders continuent donc sur leur lançée et la tentative de Luderitz réserve encore d’autres surprises surtout si les gars y vont à ce train d’enfer. Je serai le patron de Ricard, je lancerai un challenge autour des 51 pour redorer l’image du Pastis chez les jeunes.

De ce coté-ci de la planète, les gars de la marine ont du avoir les genoux qui tremblent. L’hydroptère avait un chat dans la gorge à sa mise à l’eau en juin et on avait bien saisi que si le potentiel était là, les premiers runs n’avaient pas donné tout ce que l’équipe attendait. La preuve étant un retour au chantier début septembre. Les ingénieurs ont du se retrousser les manches pour mettre au point ce délicat pur-sang mais l’équipe d’Alain Thébault  a bien bosser puisqu’en fin de semaine dernière, profitant d’un coup de mistral bien musclé, le grand blanc a enregistré au GPS une pointe à 52,86 nds. Une superbe performance qui n’est pas à prendre à la légère, même si l’empressement des kiteboarders a quelque peu gommé l’impact qu’elle aurait du avoir en temps normal.

Ce faisant, l’équipe de l’Hydroptère brouille tout de même un peu les cartes car on a vu combien les communiqués à base de chiffres GPS étaient pernicieux et ne faisaient pas que du bien, avec l’exemple du kiteboarder allemand propulsé sur le devant de la scène avec sa vidéo et ses 50 nds bidons, scène médiatique où il n’avait strictement rien à faire. L’Hydroptère n’en est pas là et doit « exister » face au déferlement de chronos en provenance de Lüderitz, il doit exister pour prouver qu’il est toujours dans le coup et que sa nouvelle configuration est performante. C’est chose faite mais espérons que la guerre des communiqués n’aille pas trop loin.

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4 Responses to Hydroptère vs kiteboarders : les compteurs d’affolent

  1. Erik le Nantais dit :

    Coup de vent !

    Salut Thierry, il aurait du se pointer dans le golfe de St-Trop en fin de semaine derniére l’Hydroptére, on aurait au moins eu un truc à photographier sur l’eau…!

  2. Thierry dit :

    C’était prévu

    C’était prévu au départ mais ça ne s’est pas fait, sans doute parce qu’il a fallu travailler sur le bateau au chantier. Dommage pour eux d’ailleurs, car le jour où il y a eu du vent, ils serait sortis et auraient générer un max de paution…

  3. Arnaud dit :

    Quand on pense que Seb Catman ou Alex Caizergues foncent à presque 95 km/h avec 20 cm de fond sur le run de Luderitz, ca témoigne de l’engagement hors norme des kiteurs. Les windsurfeurs vont devoir trouver leur « rupture technologique » et leur spot magique pour relever le défi…..

    Jusqu’au jour où les ovni du type « Yellow Pages » seront vraiment au point et où ils mettront tout le monde d’accord.

    En attendant chacun se bat avec ses armes : une paire de « c….les » grosse comme ça pour les uns, des budgets de R&D colossaux pour les autres et nous, on compte les points, on se passionne et on se régale !!!!!!!!!!!

  4. Fred dit :

    record en catégorie A

    Pourquoi les kitesurfers n’essaient pas de battre également le record en catégorie A (entre 10 et 13,93 mètres carrés) vu que les records de Cattelan et Caizergues ont été réalisés avec une aile de 9 mètres carrés?
    Usant physiquement, dur à tenir ? Idée non développée ?
    Le record est à 43,55 noeuds, le record féminin à seulement 27,70 noeuds – et doncplus envisageable pour S. Bredenkamp ou C. Consorti (ce dernier réussi avec une planche à voile avec un voilure importante comme pourraient le faire les « kiteux »)