Il se passe quelquefois des choses étonnantes en photos. Sur le chantier de Mariska, l’heure est au travail d’imprégnation de l’extérieur de la coque. Celle-ci est donc isolée par une grande bâche. Photographiquement l’affaire aurait pu paraître « bachée ». Je suis resté un peu sur le chantier, je me suis glissé sous l’échaffaudage et j’ai attendu. Après avoir fait le tour, après m’être moi aussi « imprégné » de cette ambiance particulière, je suis passé sur l’étrave finement poncée. A cet endroit le chantier est ouvert sur l’extérieur. La lumière du jour pénètre au travers du film qui agit comme une filtre. Il y avait matière à une image intéressante.

Ne me demandez pas pourquoi, lorsque j’ai « développé » la photo sur mon logiciel RAW, j’ai pensé au parallèle avec ce film sur Seabiscuit, pur sang extraordinaire des années 30 aux USA. En fait, les raisons sont assez claires : la couleur de la coque qui n’est pas sans rappeler certains chevaux alezan. La pureté des lignes aussi. L’étrave pointe haut, comme la posture d’un cheval. Le film plastique aussi dont les plis évoquent ici les étoffes dont on couvre les chevaux qui n’ont pas de prix.

Et puis au bout du compte, j’ai pensé finalement Mariska comme Seabiscuit aura aussi une histoire en deux actes….

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