THIS IS ALEX -TOME 4 from Desillusion Magazine on Vimeo.

On a beaucoup associé l’histoire du surf à la contre culture des années 50/60 notamment, mais force est de constater que les grosses firmes de surfwear ont tout fait pour mettre le surf à l’heure commerciale ces trente dernières années. Ironie du sort, ce faisant, elles creusaient leur propre tombe et rares sont ceux parmi les riders aujourd’hui, jeunes ou moins jeunes, qui rêvent de porter un tee-shirt Rip Curl ou un sweet Quiksilver. Elles avaient basé leur succès sur une certaine idée de la différence, elles ont fabriqué leur propre déclin à vouloir devenir universelle.

J’aime ce film du très décalé sur le très divergent Alex Knost mais il va dans le sens de ce que j’écrivais auparavant à propos du formatage d’un sport. Les majors du surf ont façonné le surf et il est toujours utile de se dire qu’on peut le voir autrement, le pratiquer autrement, s’écarter des parcours pré-fabriqué.

Originaire de Costa Mesa, en Californie, Alex Knost se tient à distance de ce que l’on pourrait appeler le mainstream en surf, il est un digne héritier d’une culture du surf qui est composée de pionniers, et de nombreux créateurs.

Après avoir suivi les traces de son grand frère spirituel, Joel Tudor, Alex est devenu à son tour un des meilleurs longboarders du monde, faisant son chemin sur le devant de la scène, tandis qu’à ses yeux le surf se noyait sous les vagues d’une industrie économie de surf extrêmement lucrative.

Assez insaisissable, va d’un art à l’autre (de la photographie à la vidéo, du shape à la musique) en essayant de, comme il le dit «se perdre lui-même dans tout ce qu’il fait, dans l’espoir de dépasser les limites que la société lui a fixées « .

Une âme tourmentée, peut-être un peu trop réaliste pour ce monde, même si évidemment les deux vont main dans la main : «C’est Alex» est une immersion totale dans la vie de tous les jours, une célébration de la contre-culture première : donner, comprendre, apprendre et de l’influence, sans attendre rien en retour, si ce n’est pas pour perpétuer un style et une philosophie de vie.

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