Agave Surfboards | English Subtitles from Capim Filmes on Vimeo.

Ce que dit Thomas Scott, shaper Brésilien, tout le monde le pense tout bas depuis longtemps.

« Il y a une contradiction entre le surfer et son environnement. Nous voulons des spots propres, du sable blanc, nous avons une sorte d’idéal, mais ce qui est fait en pratique dans l’industrie du surf est très polluant et préjudiciable à l’environnement. Nous utilisons une série de produits et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés.  »

La prise de conscience est là et ce que fait Scott n’est pas une initiative isolée. En France, l’initiative de Notox est même exemplaire. Après avoir regardé le film sur Thomas Scott, je vous invite à regarder le présentation du projet Notox ci-dessous.

Pour tout dire, mon aventure dans la glisse a commencé par les ateliers de shape à l’époque du grand boom du windsurf quand tout le monde voulait son « custom ». J’ai abandonné mon job dans un bureau d’étude parisien, mon appartement pour aller shaper du Clark Foam et du polystyrène, faire des stratifications et des glaçages. J’ai rapidement développé d’énormes réactions allergiques graves, vite compris que le polyester, le styrène ou l’epoxy n’étaient pas mes amis. Plus tard, devenu journaliste, j’ai malgré tout souvent cotoyé, par passion, les ateliers des shapers. Effectivement, je confirme, la fabrication de planches, qu’elles soient de windsurf ou de surf, s’est fait le plus souvent dans des ateliers artisanaux en exploitant des matériaux extrêmement polluants. Il est donc grand temps que ça change si on veut être en accord avec les valeurs que l’on défend par ailleurs. Il en va de même pour les passionnés de voile, les surfers ne sont pas les seuls concernés. Que les skieurs, les snowboarders ou les kiteboarders ne fassent pas non plus les malins, leur « planches » ne sont pas non plus des modèles de préservation de l’environnement…

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6 Responses to Le surf et les bio-matériaux

  1. Christophe Forest via Facebook dit :

    donc les surfeurs respectueux de l’environnement roulent en véhicule essence et non diesel pour faire la tournée des spots non ?

  2. bruce dit :

    C’est la meme question que posait Fred Buyle à la ligue de surf de la Réunion qui se préoccupe d’exterminer les requins de la reserve marine alors qu’elle ne s’est jamais souciée ni des rejets des eaux usées de ces dernieres decennies, ni des rejets des dechets de peches à « roches noires »et qui decouvre aujourd’hui que l’ecosysteme est abimé….

  3. Oui. L’homme met quelquefois beaucoup de temps à voir la réalité…

  4. Stéphane dit :

    Pour la construction, c’est aussi le problème de la plaisance en général, sans oublier la fin de vie de nos embarcations, dont la filière déconstruction commence tout juste à exister (un millier de bateau depuis 2010 d’après l’APER http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-plaisance-doit-changer-ses-pratiques-_56121-avd-20130126-64453034_actuLocale.Htm .

    Stéphane

  5. Tout à fait vrai… :=)