Le Cap Dramont est sans doute un des plus beaux endroits de la façade méditerranéenne qui compte pourtant quelques joyaux. Quand les conditions de lumières sont bonnes, ce site naturel donne le meilleur de lui-même. En fait, le Cap Dramont est la rencontre entre le massif de l’Esterel et la Méditerranée, d’où le titre de ce post. En effet, ce massif qui se caractérise par sa couleur rouge, plonge littéralement DANS dans la Méditerranée. Vous imaginez bien que, lorsque les conditions météorologique favorisent les rendus des lumières et des contrastes, que cette collision du rouge et du bleu donne quelque chose de magique puisque le relief est quant à lui extraordinaire et que le vert des pins s’y mêle. A la limite, le travail en photo consisterai presque à « éviter » les rencontre de tons trop forts. La nature est belle et puissante au Cap Dramont ne vous y trompez pas et le tour du Cap par le sentier des douaniers, une ballade sans problème d’un peu plus d’une heure est un vrai régal.

Sur le pure plan photographique, il faut savoir attendre (ce dont je n’avais pas la possibilité hier) où avoir le loisir d’y retourner souvent pour bénéficier des meilleurs lumières et du meilleur angle en fonction de chaque « plan » que vous voulez faire. Et des images, il y en a des centaines à pêcher là-bas.

Ce qui est drôle aussi, c’est que ce genre de scène vous montrera rapidement les limites de votre appareil. Si j’avais un cours à faire sur le monde manuel et les vraies raisons de l’utiliser, c’est sans nul doute là-bas que je ferai une démo. Je m’explique. Un jour comme hier, vous avez dans votre cadre une large partie du bleu de la mer, une zone de ciel très lumineuse, une inévitable portion de roches ocres et… une dernière non moins importante de végétation typiquemement méditerranéenne à dominante verte foncée. Votre boitier reflex vous donnera toujours des résultats très diverses et très variables à la moindre modification de cadrage, qu’il prenne en compte plus de végétation ou plus de ciel par exemple. Vous n’aurez que très rarement la « bonne » exposition avec la cellule, celle qui rend bien les tons et les textures. Soit vous devrez vous aidez de la touche de verrouillage de l’exposition, soit vous devrez bosser en manuel pour avoir les bons rendus de roche notamment. Et pour cela, aller dans bien des cas, vers ce que votre appareil jugera comme de la sous-exposition.

Bon, la photo qui illustre ce post est presque un pied de nez puisque un franc contre-jour ne vous permet pas de vraiment vous rendre compte des oppositions de couleurs mais celle-ci est plus parlante. Les plus perspicaces auront remarquer la tour carré en arrière-plan de l’image du haut. C’est la tour qui inspira Hergé pour une des aventures de Tintin. A part ça la compression « canalblog » massacre un peu le rendu de ces deux vignettes, je mettrai probablement une sélection sur mon site prochainement.

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2 Responses to Quand le rouge plonge dans le bleu

  1. philbr dit :

    Heureusement le cap Dramont est encore préservé de l’urbanisation anarchique qui a tant frappé la côte Méditéranéenne, pour combien de temps quand on voit la zone proche….

  2. charles dit :

    trés beau coin en effet, tout le long de la RN7. J’ai habité longtemps par la bas, il en reste plus de croquis et aquarelles que de photos. Notre petit paradis de l’époque se situais du coté de la calanque ST bartelemy…