Kodak invente le premier appareil photo numérique en 1975 et se déclare en faillite en 2012

Article initialement publié en avril 2011 et modifié aujourd’hui.

Steven J. Sasson est un ingénieur en électrotechnique américain, né en 1950 dans le borough de Brooklyn à New York. Il est recruté par Eastman Kodak en 1973 et travaille dans un laboratoire de recherche appliquée de la firme.

« L’ingénieur nous dit Wikipedia est chargé de concevoir un appareil photographique utilisant des capteurs CCD (Charge-Coupled Device, ou dispositif à transfert de charge). En 1972, la société Texas Instruments avait conçu un appareil photo électronique sans film dont les circuits traitaient l’image de manière analogique. Pour créer un prototype d’appareil numérique, Sasson intégre plusieurs technologies existantes : un convertisseur analogique-numérique de Motorola, un objectif photographique Kodak et un capteur CCD développé par Fairchild Semiconductor. Le prototype, pesant 3,6 kg, est utilisé en décembre 1975 pour prendre la première photographie numérique, un portrait en noir et blanc, et d’une définition de 100 pixels x 100 pixels. L’enregistrement de la photo, sur le support d’une banque magnétique, dure 23 secondes. L’image est ensuite lue, à la même vitesse, et est affichée sur un écran de télévision. La première photographie représente une assistante du laboratoire 2,3. » Par contre sur le bog Eastamn Kodak, on nous dit que Jason était à la retraite quand il conçoit ‘appareil mais cette interview de Jason semble donner raison à Wikipedia

En 2001, la source est toujours Wikipedia, la firme Eastman Kodak lui décerne un Eastman Award. En 2007, Steven Sasson est récompensé par la Photographic Manufacturers and Distributors Association (PMDA) et est intégré au Consumer Electronics Hall of Fame1. L’année suivante, l’ingénieur reçoit le Prix culturel de la Société allemande de photographie. En 2009, le magazine The Economist lui attribue le prix de l’innovation dans le domaine des produits de grande consommation5 et l’université de Rochester lui remet un doctorat honoraire4. En 2010, le président Barack Obama lui décerne la médaille nationale de la technologie et de l’innovation (National Medal of Technology and Innovation).

Le 19 janvier 2012, la société Eastman Kodak se déclare en faillite. lemonde.fr écrit ceci entre autres : « La chute de Kodak a déjà touché la ville de Rochester, dans l’Etat de New York, où le groupe a son siège. A l’époque de sa splendeur, Kodak y employait plus de 60 000 personnes. Aujourd’hui, les salariés ne sont plus que 7 000. Kodak est conseillé par la banque d’affaires Lazard dans la recherche d’un acquéreur pour ses 1 100 brevets numériques. La société est également aidée par la firme spécialisée en restructuration FTI Consulting, dont le vice-président, Dominic DiNapoli, a été nommé directeur de la restructuration de Kodak. »

Share on TwitterShare on TumblrShare via email

8 commentaires pour Kodak invente le premier appareil photo numérique en 1975 et se déclare en faillite en 2012

  • Et ça enregistrait sur une cassette ? Incroyable…

  • A priori, c’est ce que j’en ai conclu aussi, je n’ai pas eu le temps de me renseigner davantage. Initialement, j’ai vu ça dans la revue 6 Mois qui vient de sortir mais on trouve des infos sur le net aussi. C’est assez dingue.

  • A « l’époque », la cassette audio permettait d’enregistrer beaucoup de choses … Ceux qui ont connu les début de l’informatique personnelle doivent s’en souvenir !

    Stéphane

  • Il n’y a pas si longtemps encore, les sauvegardes de nos micro-ordinateurs se faisaient toujours sur bandes magnétiques… Car c’était le support magnétique le moins cher !

  • Je crois que les ancêtres des data-centers étaient aussi sur bande… :D

  • perforées les bandes …

    Stéphane

  • Peut-être mais si tu bouches le bouchon plus loin, avant tout ça il y a eu les cartes perforées. Je cite Wikipedia : « Le modèle le plus courant de cartes perforées, breveté par IBM en 1928, était la carte dite à 80 colonnes. Il s’agit d’une feuille de bristol mince de forme rectangulaire, dont un coin était tronqué, où les caractères alphanumériques (BCD, EBCDIC ou ASCII) étaient traduits par des perforations rectangulaires (au nombre de 1, 2 ou 3 par caractère) disposées en colonnes parallèles à la largeur (80 colonnes) et sur 12 lignes parallèles à la longueur. Ces cartes étaient stockées par boîtes de 2 000, et le coin tronqué servait de repère pour les insérer dans le bon sens dans un chargeur de cartes ou pour les remettre à l’endroit quand la boîte tombait par terre… La carte perforée a progressivement disparu à partir de 1970 lorsque sont apparues les unités d’entrée-sortie à bande magnétique et à disquettes souples de format « 8 pouces » et des mémoires de masse plus performantes. » Mon père travaillait avec ça à la Bourse de Paris

  • Salut Thierry,
    Séquence dino ;-)
    Pas la peine de pousser le bouchon très loin. Quand je suis rentré dans le monde du travail (env. 1990), on utilisait encore sur les machines à commande numérique des bandes perforés directement codées en ASCII 7bits. Les disquettes (floppy 5″1/4) étaient trop fragiles. Bon, ça n’a pas grand chose à voir avec la photographie, mais technologie de même génération http://en.wikipedia.org/wiki/Punched_tape .
    Quand tu montre ça à tes gamins, ils trouvent ça inimaginable ;-)

    Stéphane

Répondre

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>