Séquence Flash Back aussi après cette édition de la SNIM 2010. Ce billet sur la technique photo a été publié la première fois le 6 Avril 2007

Dans la photo de voile, et en particulier dans la photo de régate, le départ est un moment particulier. Rien ne se passe vraiment avant, puis d’un coup la procédure commence, les bateaux vont et viennent comme si d’un coup, quelqu’un avait branché l’électricité. Mais tout est possible, le vrai départ n’a pas encore été donné. Il y a souvent plusieurs options envisageable sur le plan photo mais il n’est pas conseillé même à bord d’un bateau de presse, de couper la ligne dans les 5 dernières minutes sous prétexte que finalement coté lumière, ce serait mieux de l’autre coté… Et après, n’en parlons même pas.

Une fois que le coup de canon a retenti, il faut savoir que les bonnes images à prendre le seront dans les deux premières minutes à tout casser, mais surtout dans les 30 premières secondes, lorsque tous les bateaux sont groupés. Vous n’avez que quelques très peu de temps pour déterminer comment et où vous allez cadrer. La composition, c’est mon avis, se fait de façon intuitive. Avec l’expérience, vous devenez cependant plus cool et vous vous donnez le temps, pour trouver des lignes, des formes, des angles. Coté vitesse, il faut travailler au 1/1000 s pour bien géler le mouvement (ISO 100 pour une meilleure qualité d’image) et si vous bosser en mode Tv (priorité vitesse), bien surveiller votre diaphragme au cas un série de voile très claires ne viennent pa perturber la mesure. En général, vous êtes à bon distance des bateaux, un 300 mm s’impose en focale, voir plus, ou un 70/200 qui vous permettra de varier les gros plan et les plans plus larges. Ne mitraillez pas trop au moteur, sortez un peu l’oeil du viseur pour garder une vue générale et ne rien rater.

La photo d’intro, c’est un départ de la classe ORC à la SNIM de Marseille. Déjà de très beaux bateaux (on note des A 35 et des A 40) dotés de très beaux gréements, élancés avec des voiles en fibre haut de gamme (carbon, kevlar ou le top en cuben fiber mais pas sur cette photo). C’est ce qui m’a paru le plus naturel à isoler. je dis bien isoler car une ligne de départ est grande, il faut choisir un « extrait » et ce n’est pas toujours les premiers qui vont vous donner la photo idéale. En général, le bateau des photographes continuent à suivre (de 3/4 avant quand c’est possible) avant que la flotte éclate en options babord ou tribord. Quand le plan d’eau est agité, cadrer avec le 300/2.8 ou plus grand devient délicat mais c’est le tarif…. Et là si c’est une flotte de Wally de 90 pieds, gare à vos miches, ils ne sont pas là pour rigoler. Si c’est des Melges 24, c’est pire mais les bateaux sont plus petits que le vôtre… ils font donc attention à vous. En parlant de Wally, plus vous avez à photographier des unités rapides,
plus le départ va vite se diluer. Plus vous aurez de mal à rattraper
les premiers si vous vous attarderez sur ceux qui sont un peu moins
véloces au début.

Dernier détail, le départ est un très bon moment pour le photographe. Un peu de stress car ce n’est pas une image à louper bien que peu de magazines finalement publient ce genre d’image mais bien parce que tout d’un coup tout s’ordonne. La seconde d’avant, c’est encore le bordel, l’alignement n’est pas complet, les fauves sont encore les pieds dans le tapis, et t d’un coup, clac, les gréements se tendent, tout le monde est dans le même axe. Accessoirement ça gueule très fort quand il y a risque de contact. J’adore les départs.

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2 Responses to Prendre (en photo…) un bon départ (de régates…)

  1. Thierry dit :

    Ben, c’est à dire que…

    ??? je n’ai pas tout saisi…

  2. as a fish dit :

    Bah moi non plus d’un coup j’étais sur le site RABUTEAU Family (incomprehensible ce site) j’ai cliqué, j’ai entendu Anaïs avec son biniou fait maison, je voulais mettre un commentaire et je suis tombée chez toi…
    Bon voila, même là je suis pas sûre que tu aies compris…
    A bientôt peut être !!!