Archives TENDANCE BLEUE. Billet initialement publié le 4 février 2008

dernièrement, refit de Mariska oblige, j’ai davantage parlé de bois, de copeau et de coque que de pixels ou de focales. Je reviendrais sur ce débat très bientôt. J’ai eu l’occasion de réflechir récemment sur la façon dont j’avais appris à faire des photos potables, sur la manière dont j’avais progressé et sur les ouvrages et autres revues qui m’avaient apporté quelque chose dans ce parcours. Je me suis également interrogé sur les différentes phases aussi dans ma progression, en pensant à celles, nombreuses, qu’un photographe à toujours à franchir.

A ce stade de « l’enquête » justement, je m’apercois que si l’approche matériel a été importante, j’entends tout ce qui concerne l’appareil lui-même et la maîtrise de la prise de vue, c’est sans doute davantage tout ce qui touche à la composition et à la démarche photographique en elle-même qui m’a vraiment fait progresser. En ce sens, si vous ne trouvez pas dans Tendance Bleue aujourd’hui de match D machin contre bidule D, c’est bien parce que pour moi la clé n’est pas là. Bon, je m’y intéresse aussi. Aujourd’hui sans doute plus qu’avant une bonne maîtrise technique permet d’aller plus loin, d’êter « encore » plus  créatif. Mais le matériel, l’achat, le choix, du boîtier n’est pas la clé de tout et je vous invite à ne pas trop « focaliser » là-dessus car au train où vont les choses, ce sera dorénavant comme en informatique, vous aurez toujours un modèle de retard. Frustration assurée.

Cette photo qui fait partie d’une série que j’aime bien a été prise en mode manuel. C’est un peu cramé à droite mais j’ai voulu l’image comme ça. Ce cadrage là imposait cette lumière à moins que ce ne soit l’inverse. La sophistication de l’appareil importe donc peu. Je n’en dirai pas autant du traitement du signal mais bon c’est un autre débat…

En tout cas, elle a été prise avec un appareil « amateur » : un 400D que j’avais en prêt pour tout vous avouer et ce pied de nez me fait bien marrer. Certes, l’objectif un un 70-200/2.8 EF série L. Peu importe donc la boite à image, ce qui restera le plus important est l’objectif et ce que vous mettez au bout de l’objectif.

Cette news, un brin remaniée en cours de route est tout de même pleine de contradiction puisque je vais changer tout mon vieux matos. J’ai hâte d’avoir le successeur du 5D à moins qu’il ne tarde de trop et que j’achète le Mark III. A moins que je n’essaye le D3 avant de prendre une décision…

Pour en revenir au titre de ce billet : observer, cadrer et exposer, le plaisir de la photo est là et pas ailleurs. D’où la necessité d’avoir un beau viseur. Large, bien noir sur les cotés, et avec un cadre bien clair au milieu. L’univers du photographe est là. Dans ce cadre là qu’il pose sur le monde.

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12 Responses to Observer, cadrer et exposer : le plaisir de la photo est là.

  1. Sylvain dit :

    J’ai un Canon 10D depuis… 2002, et je suis *encore* le facteur le plus limitant dans la chaîne photographique… Il va falloir que je trouve autre chose pour justifier une quelconque mise à jour de matériel… Grimper l’échelle des 7 niveaux n’est pas facile…
    (http://www.kenrockwell.com/tech/7.htm)

    (Magnifique photo en passant. Surtout que les blancs cramés font *partie* de la photo, chouette pied de nez aux techniciens )

  2. Nico, Nice dit :

    Miam !

    Ce que tu as écris dans le premier paragraphe m’intéresse au plus haut point !
    On apprend bcp a travers sa propre expérience, c’est vrai, mais si celle des autres peut donner un coup de main, on crache pas dessus !!

  3. Sylvain dit :

    Surtout ne t’excuses pas de ne pas faire de posts hyper techniques. On en trouve sur d’autres sites, très intéressants et très bien faits.

    Mais ce que tu proposes sur ton blog, comme ce « reportage » sur le refit de Mariska, on ne le trouve pas ailleurs.

  4. Turquois dit :

    Bien. J’ai donc bien fait, entre passer du 350D au 40D ou acheter un 24-105, de choisir la deuxième solution.

  5. Thierry dit :

    Choix

    Mettre ses ronds dans les objectifs est à mon sens un meilleur choix. Cet investissement sera d’abord plus rentable et il vaut mieux un beau caillou monté sur un boîtier milieu de gamme que l’inverse.

  6. rnumerik dit :

    Evidement

    j’avoue qu’il vaut mieux investir dans un bon caillou que dans le boitier, mais il est dure de resister au sirene des jolis boitier, lors du salon photo a paris j’ai eu la chance de manipuler le D300 et le D3, j’aurais pu me prendre le D300 plus un 200 mm F2, mais j’avoue qu’apres avoir le D3 je n’ai pas resister, si un jour tu passes sur la côte je te le ferais tester avec plaisir

  7. greg dit :

    Bel article en effet….. Si jamais ta réflexion te mène à un billet sur les différents ouvrages qui t’ont fait progresser, je suis preneur ;)
    Bonne journée Thierry

  8. thierry dit :

    Il faudra effectivement que je le fasse. Mais pour te faire gagner du temps, je citerai les bouquins de Michaël Freeman loin devant les autres. Notamment « l’esprit du photographe. »

  9. Pour la prise de vue… quand on vient du boitier « Instamatic 100″ avec une pellicule de 12 photos, y-a aussi le moment où je déclenche… ;-)

  10. J’ai eu également un Instamatic… avec des flash cubes

  11. Itou, c’était mon 1er boitier… Retenir sa respiration, tout prendre de l’instant et attendre…. le résultat du développement !