Archives Tendance Bleue. News initialement publiée le 16 novembre 2010, replacée en tête de gondole aujourd’hui puisque je reparle de motonautisme.

Vous ne verrez quasiment jamais, ou très rarement, des photos d’actions engagées dans les magazines de motonautisme grand public français, encore moins dans les catalogues. Les raisons en sont multiples. Tout d’abord les fabricants sont soucieux de ne pas donner une image trop radicale de leur produit. C’est compréhensible pour qui veut séduire le grand public mais cet aspect du problème ne concernerait alors que  la communication officielle des marques. Pour les magazines, le problème est comparable. Une certaine auto-censure règne pour ne pas effrayer le lecteur « lambda » (ce n’est pas péjoratif) qui est à la recherche d’un usage loisir.

Et puis il y a une troisième raison. La France n’a pas une culture de la performance sur l’eau comme d’autres pays notamment les américains. Ici, c’est la culture voile qui prédomine même si 70% du marché est représenté par les petits bateaux à moteur. La notion de performance, de puissance et de vitesse s’accommode donc mal de l’image liée à la mer ici dans l’hexagone. Un espace de liberté peu propice à faire vroum-vroum. Dans un sens, c’est plutôt bien, même si on peut y trouver – comme souvent en France – une certaine posture et un doigt d’hypocrisie. La part de C02 ou de pollution liée au motonautisme est négligeable et si vous saviez l’impact CO2 d’une course de .. voile, avec tous les bateaux suiveurs, presse, photographe, entraineurs, juges, mouilleurs, officiels et opération d’incentive…. vous reconsidèreriez sans doute votre position. Et ce n’est qu’une des facettes du problème….

En tout cas, on peut sacrément s’éclater avec un petit bateau à moteur un brin musclé dans la mer agité. A condition de bien savoir piloter. Canon EOS 1D Mark III. 1/1000 s. ISO 200. Objectif EF L 300 f/2.8 IS USM

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3 Responses to Vroum-vroum sur l’eau, le paradoxe français

  1. Sylvain L. dit :

    Elle pète cette image. Et le commentaire qui l’accompagne est intéressant au plus haut point.

  2. Nico, Nice dit :

    Le motonautisme aux états unis c’est qque chose !!

    Il faut les voir bruler leur carburant sur les lacs en plein désert (Lake Havasu par exemple), gaz au taquet !!
    Ils embarquent leur canaux moteurs sur remorque, arrivant principalement de Los Angeles pour Lake Havasu, tracté par leurs pick-up à double essieux arrière. Les USA et sa débauche d’énergie dans toute sa splendeur.
    A la limite dans ces lieux là, ça dérange pas trop. Lac artificiel, rien autour (désert), très grande taille. Bref, ok.

    Mais quand ça se passe à Lake Tahoe (entre autres) … c’est vraiment du gâchis ! Ce lac naturel magnifique entouré d’une foret tout aussi magnifique à 2000 mètres d’altitude en pleine Sierra Navada, sous un bruit constant de moteur … c’est tout simplement insupportable.
    On pense y trouver le calme et le repos de la montagne … et ben non. On conserve ce niveaux sonore minimum impossible à supprimer aux états unis.

    Je n’invente rien, c’est du vécu. Mais bon, j’aime bien la Californie quand même hein :)
    Pdt la saison, on peut y faire du kiteboarding tous les jours grâce aux bons thermiques :)

  3. Non d’une pipe en bois, tous les fidèles lecteurs de TB se réveillent. Salut Nico. Je suis allé aux USA mais pas dans ces coins là. Par contre, j’ai vu l’importance de la culture du bateau à moteur en Floride. Mais je suis tout à fait d’accord avec toi, ça peut être cool sur un lac artif’ , moins, même beaucoup moins dans un coin fabuleux comme Tahoe que je n’ai vu qu’en photo… Le culte du moteur a ses limites, je ne défend pas cette pratique tous azimuts…