Voici deux photographies prises au large de l’archipel de Riou avec Diogène. Nous avons en effet effectué le trajet La Ciotat-Marseille ce matin à bord de notre vénérable pointu qui prend ses quartiers d’hiver quelque part en rade sud ce qui augure de quelques belle sorties hivernales vers le Frioul. Un trajet d’un peu plus de deux heures à 8 noeuds une semaine après la visite de Mr Le Roux de chez Baudouin qui a eu la gentilesse de venir osculter notre vieux DK2 presque cinquantenaire. Pas de vent ou presque, une lumière changeante, un peu de chaleur en arrivant sur Riou et comble de satisfaction, des dauphins croisés de très près en arrivant en rade sud. C’est d’ailleurs assez dingue finalement de constater que le fait de simplement voir cet animal peut éclairer votre journée.

Curieusement, je n’ai pas eu le même sentiment quand dans la nuit de samedi à dimanche en sortant d’une soirée d’anniversaire dans un quartier du centre ville et j’ai croisé un troupeau de rats qui gambadaient joyeusement près de la préfecture. La grande grêve des poubelles a laissé des traces. Marseille, la propreté très aléatoires de la ville également :  du rat au dauphin, toute la complexité d’une ville parfois incompréhensible, schizophrène, séduisante, belle et calme par endroit, mais aussi agitée et très sale par ailleurs. Le titre est un clin d’oeil au sujet sur la Ciotat que j’avais écrit pour un magazine de voile et qui était intitulé « Du singe à l’aigle », la bande de côte traitée dans l’article partant de la baie des singes au bec de l’Aigle…

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3 Responses to Du rat au dauphin, toute la complexité de Marseille

  1. Stéphane dit :

    Salut Thierry,

    Tiens, ce post m’interpelle ;-) C’est toujours sympas de croiser des dauphins, en Bretagne, en partant des Pierres Noires vers Sein, il est rare de ne pas en croiser. Pour les rats, c’est moins agréable en effet … D’ailleurs, au sujet de leurs « sorties », les grands travaux entamés à Marseille depuis cinq ans en sont aussi la cause : délogés de leurs planque dans les égouts lors de la construction du Tramway, ceux-ci auraient aussi changés leurs habitudes, leur habitat ayant simplement été rendu inaccessible ou reconstruit en bon vieux béton bien lisse … Et quand on voit aussi les restes post marchés, c’est sur que cela n’aide pas. Je poserait la question aux copains qui bossent à leur comptage (si si !)

    Stéphane

  2. Pour ma part, je sors régulièrement en rade depuis des années et c’est la première fois que j’en vois si près. C’était de gros spécimens. Pour les rats, j’imagine qu’il y a des raisons. Mais j’ai eu besoin de chercher un DAB en état de fonctionnement dans la nuit, j’ai parcouru les rues autour de la Préf et vers la Cannebière et c’est dingue de voir à quel point c’est dégueulasse par terre. Marseille n’a jamais été propre mais là…

  3. Stephane dit :

    L’hyper centre est hyper crade … facile mais c’est helas le constat …

    Dauphins rarement en rade de Marseille, plusieurd fois a Port-Cros.

    Sephane