Comme je le mettais ce matin sur Facebook, ma « rencontre » avec Steve Jobs s’est faite un jour de 1989 dans les couloirs d’une rédaction, la première que je cotoyais. On m’a indiqué un petit coin où trônait un petit ordinateur « marrant ». Un sorte de petite boite verticale, pas vraiment grise, mais avec une forme décalé et une architecture monobloc, un Mac Plus. J’y ai tapé mon premier article, j’avais l’impression d’être devenu d’un coup un journaliste. Je suis devenu fan de Mac et je le suis toujours. J’ai bien basculé du coté obscur de la force à un moment où les Mac étaient devenus trop chers mais surtout moins bien, mais dès que Steve Jobs est revenu, les produits sont redevenus dans le coup et j’ai largué mon fucking PC.

Jobs pensait autrement, ce n’est pas un vain mot, nous autres les journalistes, devrions chaque jour nous poser la même question au moment de proposer ou d’écrire un article. Comment puis-je l’aborder autrement… Surtout à l’heure du net ou le copier-coller est devenu la nouvelle façon de mettre un pied devant l’autre et où tout le monde se gargarise avec les statistiques.

Apple n’a jamais approché les chiffres de ventes des PC ou de Windows mais est devenu mythique avec moins de 10% de parts de marché. Même si récemment la pomme a connu le succès de masse, son identité est venu de sa différence. Think different, merci Steve d’y avoir pensé…

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3 Responses to Tribute to Steve. Penser autrement

  1. Christian dit :

    Un bien bel hommage – Christian

  2. Vincent dit :

    Bien sûr la mort d’un homme talentueux… Mais vois-tu, Thierry, je ne peux pas m’empêcher de penser que si la mort de S.J. suscite aujourd’hui pareille avalanche de commentaires et réactions, c’est aussi et surtout pour ce qu’elle révèle, dit, et souligne ; de quelle manière elle interpelle notre inconscient collectif formaté depuis deux siècles par l’idélogie du Progrés. Cette mort d’homme nous dit :  » Voyez, malgré tous vos I Phone, I Pad, toutes ces tablettes, phones, baladeurs, malgré tous vos fantasmes de toute puissance et d’ubiquité, vos fantasmes et autres rêves de transcendance technologique, voyez… » La fragilité d’un côté, la part faillible, l’aléas, la vanité et les tentatives d’exorcisme de l’autre… Humain, trop humain…

  3. Thierry dit :

    Dans mon esprit SJ restera le créateur du Mac, ordinateur génial qui est mon outil journalier depuis 22 ans. En ce sens, il a changé ma façon de vivre mais il n’a pas changé ma vie. Mon bonheur est ailleurs, bien sûr. Ma liberté ne passe pas par le Mac même si je dois avoué que je n’écris pas de la même façon avec un stylo et que la possibilités de manier les mots apportés par le clavier et la souris aident mes mains à essayer d’ordonner le flux quelquefois désordonné de mes pensées. Pourquoi je fais cette différence, Steve Jobs du Mac du SJ de la suite. Même si l’iPhone et le reste sont à saluer, je n’y vois pas le même progrès. Davantage un fil à la patte, un truc qui te tire par le col toutes les 5 mn et qui t’empêche de penser. Steve Jobs est mort et c’est l’homme différent que je salue, sans oublier que nombre d’articles le décrivaient comme autoritaire, voire totalitaire par moment. La presse va tourner en boucle pendant une semaine, c’est son défaut. Notre société et la presse est ainsi faite. Demain, je serai passé à autre chose. La part faillible, j’en suis tout à fait conscient. A vrai dire, c’est justement ce qui me fait voir les choses autrement depuis déjà un bon moment… Mais merci de ton commentaire avisé, je n’en attendais pas moins de toi.