Dessous chics : architecture de carène de bateaux à moteur. Part.3
La carène planante est la face cachée de la plupart des bateaux à moteur modernes. Sur quel principe fonctionne t-elle et quelles sont les recettes des architectes ?
La troisième partie du sujet…..
La virure
La virure est aussi un plan porteur. Plus petit et différent du redan dans le sens où elle présente deux faces, une dirigée vers plutôt vers le bas et une autre dirigée vers le côté. Donc de l’appui dans deux directions exploitables. La surface peut paraître négligeable, certaines virures étant très fines, mais il ne faut pas si fier. Tanguy Le Bihan rappelle que la virure court sur plusieurs mètres et que la portance est proportionnelle à la surface mais surtout à la vitesse au carré. Une virure même fine mais présente sur 6 mètres est donc efficace. Autre avantage de la virure, il est possible d’en mettre plusieurs et de doser leur positionnement et leur longueur. Donc de jouer sur les appuis. « C’est un plan porteur confie Pierre Delion, et en terme de structure c’est aussi un avantage car elles raidissent le bordé ». Vincent Lauriot Prévost ajoute aussi qu’elles permettent de canaliser l’eau sous une zone précise de la carène, de guider le flux sous le bateau. Patrick Tableau précise leur rôle en courbe : « Si tu laisses le dessous sans rien en virage tu vas glisser car tu n’auras pas d’accroche, la face du vé étant plane. Par contre si tu en mets de trop tu peux obtenir l’effet contraire, trop d ‘ accroche. Le comportement du bateau peut devenir trop brutal. Risque pour les passagers. D’où l’art de l équilibrage suivant le programme. Un bateau de plaisance doit être sécurisant avant tout. Ce n est pas des bateaux de course. ». Une virure apporte donc de la portance dynamique, de la stabilité directionnelle car c’est un rail qui permet de guider le bateau et de l’accroche en courbe comme un redan mais en plus petit Enfin, ce n’est pas à négliger, la virure comme le redan a un rôle de déflection. C’est visible sur certaines photos d’action prises de face. Elle force l’eau à partir vers le coté et non vers le haut.
Le step
Step ou marche en anglais. Redan en français mais transversal cette fois. Une vrai cassure dans la continuité de la carène, cassure qui se prolonge sur toute la largeur et débouche sur les flancs pour aller chercher de l’air qui sera aspiré par la dépression générée par la rupture de l’écoulement classique sous la carène. Une architecture assez courante sur les off-shore américain, les coques longues destinées à la vitesse. Le step créé une émulsion air/eau qui va aboutir à une diminution de la friction, tous les architectes sont d’accords sur ce point. La vitesse augmente à puissance égale. Sur un bateau moins radical, la consommation diminue à vitesse égale. L’efficacité est indéniable, les américains en mettent sous beaucoup de bateaux rapides. Gros inconvénients du step, la stabilité à grande vitesse en prend un coup, le bateau « flotte » un peu et le comportement en virage devient sujet à caution. C’est la raison pour laquelle très peu de bateaux au programme plus classiques en sont équipés. Il faut impérativement baisser les gaz pour engager un virage sous peine de voir le bateau décrocher ou pire décrocher puis raccrocher sur un step quand ceux-ci sont très marqués. Autre problème, le redan génère donc une émulsion eau/air qui de fait pas forcément bon ménage avec la propulsion par hélice. Moins grave quand il se marie avec des hélices de surfaces qui par nature sont fait pour travailler dans ces conditions. Ceci étant dit, Bénéteau a introduit l’Airstep il y a deux ans sous la gamme Monte Carlo ainsi que sur le Flyer 850 (pour le départ au planing et la consommation). La forme du step est en chevron mais la pointe est dirigée vers l’avant, l’inverse de ce qu’on voit habituellement. Le step ne débouche sur les cotés de la carène comme sur les bateaux US, mais l’air est forcé vers le step via une prise d’air extérieur. Dernier point, la partie arrière de la carène dispose de patins latéraux qui fournissent deux appuis garant de stabilité latérale. L’avantage du step, la surface mouillée diminuée, reste d’actualité. Les Monte Carlo, ont un départ au planing qui semblent très efficace et ne souffrent pas de problèmes de stabilité en virage. Est-ce aussi efficace que les gros steps vus sous les offshore, nous n’avons pas la réponse.

Merci pour ces articles. C’est super intéressant, par contre j’ai arrêté à la deuxième partie pour la raison suivante : la mise en page de ces posts est trop fatigante à lire pour les yeux. Des gros paquets de texte, sans paragraphes, sans aérations (même pas d’espace avant les sous-titres), et une largeur de colonne trop grande qui rend difficile la récupération de la ligne suivante quand on arrive en bout de ligne.
J’espère que je ne suis pas « brutal » dans ma critique, ce n’est absolument pas mon but. Mais c’est juste que je lis tellement de choses sur l’écran qu’à force mes yeux deviennent difficiles. Je pense aussi que c’est du au fait que c’est un texte tiré d’une publication papier (donc avec une mise en page originale typée print).
Je rêve d’un Tendance Bleue avec un interligne un peu plus important, avec des paragraphes qui aèrent la page, avec une colonne un peu moins large (je sais c’est difficile sur le web, surtout si on veut mettre des photos pas trop petites dans la colonne). Histoire que la forme permette d’apprécier toute la qualité du fond.
Enfin ce sont juste quelques suggestions en l’air, quoi qu’il en soit je continuerai à venir et mon lecteur RSS restera à l’affût de nouveaux posts sur Tendance Bleue
Tu n’as pas tort sur le fond, la lecture peur poser problème surtout si tu lis sous flux RSS. Sur le blog lui-même c’est moins pire. Je n’ai pas eu le temps de me poser pour faire de la mise en page, c’est de l’info brute de décoffrage. Mais de la bonne quand même… J’aimerais aussi avoir plus de possibilités de mise en page, en même temps, je ne peux pas consacrer mes journées entières à ça. Il m’arrive d’avoir envie de juste mettre une photo par jour sans légende… Je ne sais pas, j’ai des envies de journalisme sur le web inassouvies en ce moment, donc mon coeur balance entre les billets « photos » et le texte. J’ai même deux ou trois gros sujets de fond, pour le plaisir, que je repousse régulièrement. Faudrait que je lance une souscription…
En fait je n’utilise mon lecteur RSS que pour être averti de la publication d’un nouveau post. Je ne lis pas les articles depuis celui-ci.
Mais je viens de me rendre compte que mon lecteur RSS (celui intégré à Safari) affiche le texte dans une colonne à largeur variable, qui augmente ou diminue avec la largeur de la fenêtre du navigateur que je peux donc régler à souhait. C’est peut-être une solution à ce problème de colonne un peu trop large. A voir, car au fond je préfère lire l’article sur le site plutôt qu’à travers le lecteur RSS.
Enfin à lire ton dernier commentaire, je comprends que les idées bouillonnent et ça c’est le plus important